La technique REZUM, utilisant la thermothérapie par vapeur d’eau, est une méthode très peu invasive qui vise à réduire le volume de la prostate en injectant de la vapeur directement dans le tissu prostatique qui s’est hypertrophié avec le temps et l’âge des patients.
Cette vapeur, à environ 103°C, provoque une nécrose thermique des cellules, ce qui entraîne leur destruction et finalement une réduction du volume prostatique.
La procédure REZUM se réalise en ambulatoire (entrée et sortie le jour-même), sous une anesthésie générale légère (sédation).
Un cystoscope est inséré dans l’urètre, permettant d’accéder à la partie interne de la prostate.
Des injections de vapeur de 9 secondes sont administrées dans les zones ciblées, avec une moyenne de 4 à 10 injections par intervention (cela dépend du volume à traiter, de l’anatomie et de la forme de la prostate).
La procédure complète dure approximativement de 15 à 20 minutes.
Il est nécessaire de garder une sonde urinaire pendant une semaine pour assurer un drainage adéquat de la vessie et prévenir la rétention urinaire, car la prostate « gonfle » au début (risque de blocage urinaire en l’absence de sonde). La sonde permet également de minimiser l’irritation urinaire durant la phase de récupération initiale. Elle sera retirée après une semaine et la reprise des mictions sera surveillée.


La technique REZUM représente un avantage certain dans le traitement de l’HBP grâce à son approche innovante utilisant la vapeur d’eau. Elle offre une alternative efficace et sûre aux méthodes plus invasives, avec des gains notables en termes de préservation de la fonction éjaculatoire et de récupération rapide.
Évidemment, seule la consultation d’urologie et le bilan global préopératoire permettront de confirmer que la technique REZUM est adaptée pour un patient donné.

L’immunothérapie a émergé comme une révolution dans le traitement du cancer, offrant de nouveaux espoirs pour des patients atteints de cancers réfractaires aux traitements traditionnels. Parmi les cancers qui bénéficient de cette approche, le cancer de la vessie représente un domaine de recherche et de développement particulièrement prometteur.

Le cancer de la vessie est l’un des cancers urologiques les plus courants, surtout chez les hommes. Les formes de traitement conventionnelles incluent la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Cependant, ces méthodes présentent des limitations, en particulier pour les cancers de la vessie de stade avancés ou métastatiques, où les taux de survie restent faibles.
L’immunothérapie utilise le système immunitaire du patient pour combattre le cancer. Contrairement à la chimiothérapie qui attaque directement les cellules cancéreuses, l’immunothérapie stimule les défenses naturelles du corps pour identifier et détruire les cellules cancéreuses.
Les inhibiteurs de checkpoint immunitaire sont parmi les agents d’immunothérapie les plus étudiés et les plus utilisés. Ces médicaments ciblent les points de contrôle immunitaire tels que PD-1 (Programmed Death-1) et CTLA-4 (Cytotoxic T-Lymphocyte Antigen-4), qui sont souvent exploités par les cellules cancéreuses pour échapper à la surveillance immunitaire. En bloquant ces points de contrôle, les inhibiteurs permettent aux cellules T du système immunitaire d’attaquer plus efficacement les cellules cancéreuses.
Dans le cancer de la vessie, des inhibiteurs tels que le pembrolizumab (Keytruda) et l’atezolizumab (Tecentriq) ont montré des résultats prometteurs. Ces médicaments sont approuvés pour traiter les patients atteints de cancer de la vessie localement avancé ou métastatique qui ne répondent pas à la chimiothérapie à base de platine.
Les vaccins anticancéreux sont conçus pour entraîner le système immunitaire à reconnaître des antigènes spécifiques exprimés par les cellules cancéreuses. Bien que cette approche soit encore en développement, des essais cliniques sont en cours pour évaluer l’efficacité des vaccins contre le cancer de la vessie.
La thérapie cellulaire, telle que la thérapie par cellules CAR-T (Chimeric Antigen Receptor T-cell), est une autre stratégie émergente. Cette technique implique la modification génétique des cellules T du patient pour qu’elles expriment des récepteurs spécifiques capables de cibler et de tuer les cellules cancéreuses. Bien que principalement utilisée pour les cancers hématologiques, des recherches sont en cours pour adapter cette technologie aux tumeurs solides, y compris le cancer de la vessie.
Bien que les résultats initiaux de l’immunothérapie dans le cancer de la vessie soient prometteurs, l’efficacité varie parmi les patients. Certains patients montrent des réponses durables, tandis que d’autres développent une résistance. La compréhension des mécanismes de résistance et la recherche de biomarqueurs prédictifs de réponse sont essentielles pour améliorer les résultats.
L’immunothérapie peut provoquer des effets secondaires significatifs, souvent liés à une activation excessive du système immunitaire. Ces effets peuvent inclure des inflammations de divers organes, nécessitant une gestion attentive et parfois l’interruption du traitement.
Les combinaisons de l’immunothérapie avec d’autres traitements, tels que la chimiothérapie, la radiothérapie ou d’autres agents ciblés, sont une avenue de recherche active. Ces approches combinées visent à améliorer les taux de réponse et à surmonter les résistances.

L’immunothérapie représente une avancée majeure dans le traitement du cancer de la vessie, offrant des perspectives d’amélioration significative des résultats pour les patients. La poursuite des recherches pour optimiser ces traitements, comprendre les mécanismes de résistance et gérer les effets secondaires est essentielle pour maximiser leur potentiel. Avec ces efforts, l’immunothérapie pourrait transformer le paradigme de traitement pour le cancer de la vessie, offrant de nouvelles chances de survie et de qualité de vie pour les patients.

Le Bilan urodynamique (appelé aussi Exploration Fonctionnelle Urinaire-EFU) est un examen simple qui permet d’évaluer la fonction du bas appareil urinaire, c’est-à-dire le stockage de l’urine dans la vessie, la progression de la sensation de besoin, la qualité de la miction et du jet urinaire, les éventuels résidus, et la valeur intrinsèque du sphincter urinaire (souvent confondu avec le périnée)
Les résultats obtenus sont ensuite comparés aux valeurs physiologiques reconnues
DANS QUEL CAS EST PRESCRIT LE BILAN URODYNAMIQUE ?

Y A-T-IL DES PRÉCAUTIONS À PRENDRE ?
EST-CE DOULOUREUX ?
En principe non. S’il l’est, cela permet d’identifier certaines anomalies que l’on traitera potentiellement, ou de contre-indiquer certains médicaments ou certaines rééducations.
COMBIEN DE TEMPS ÇA DURE ?
Y compris un rappel de votre historique médical, ainsi que de l’évolution de votre gêne, de 45 minutes à une heure.
COMMENT ÇA SE PASSE ?
Vous arrivez avec une vessie normalement pleine (sans excès)
On fait un examen gynécologique pour
On fait une débimétrie : vous devez vider votre vessie dans un débitmètre
On fait une cystomanométrie
On fait une sphinctérométrie
On fait une débimétrie de nouveau
COMBIEN COÛTE UN BILAN URODYNAMIQUE ET AVEC QUELLE PRISE EN CHARGE ?

Quelle bandelette choisir dans le cas du traitement de l’incontinence urinaire d’effort? Le DR Vincent Cardot Urologue du Centre d’Urologie Paris, nous livre son expertise dans une vidéo.
1/En France, combien de personnes souffrent-elles de calculs rénaux ?
Environ 10% de la population française est concernée. Les calculs rénaux sont plus fréquents chez l’homme.
2/Définition exacte d’un calcul rénal:
Un calcul rénal est un amas de cristaux qui se développent dans le rein. Cet amas peut s’engager dans le canal qui conduit les urines d’un rein à la vessie (l’uretère), et ainsi « bloquer » l’écoulement d’urine provenant de ce rein, en entraînant des douleurs (colique néphrétique).
3/Quel est la cause de ces calculs?
Le phénomène physique et chimique entraînant la cristallisation des urines, est complexe. Cependant dans la plupart des situations, il s’agit d’une association de calcium avec un autre élément présent dans les urines : l’oxalate.
4/Quels sont les moyens d’éliminer les calculs ?
L’expulsion spontanée des calculs rénaux est souvent la règle dans 70 % des cas. Cependant, pour les calculs qui ne « partent » pas, il existe 3 grandes techniques urologiques.
Premièrement, la lithotritie extra-corporelle (la LEC) qui permet la pulvérisation de petits calculs (moins de 1 cm, grâce à des ultrasons qui traversent la peau.
Deuxièmement, l’urétéroscopie permet quant à elle l’accès par voie naturelle (sous anesthésie générale), aux calculs rénaux, notamment s’ils sont dans l’uretère, mais aussi lorsqu’ils sont dans le rein (urétéro-rénoscopie souple).
Enfin, pour les gros calculs du rein, on effectue une intervention chirurgicale (plus rare) où l’on pratique une incision de 0,5 à 1 cm dans le dos permettant l’accès à ces gros calculs.
5/Sachant que les récidives sont malheureusement fréquentes( 50 % des patients rechutent dans les 5 à 7 ans, et 70 % à 10 ans), quels sont les moyens permettant de prévenir, voire d’enrayer les récidives ?
Des mesures préventives existent et doivent être mises en place. Il s’agit essentiellement de mesures diététiques, mais parfois aussi de prises de médicaments destinés à diminuer la cristallisation des urines.
La chirurgie mini-percutanée est introduite depuis quelques mois au Centre d’urologie Paris, par le docteur Francis Dubosq, appuyés par les docteurs Cardot et Best. Il s’agit d’une nouvelle technique de chirurgie percutanée des calculs rénaux volumineux (> 2 cm) ou complexes : l’accès « MINI-PERCUTANÉE ».